HomeResourcesSabbath School quarterly
La ruée de la vie
31/05/2026
La semaine avait été très chargée. Bien que la dame sût qu’il restait beaucoup à faire avant le sabbat, l’urgent avait fini par prendre le dessus sur l’important. Avant même qu’elle s’en rende compte, le soleil s’était couché. La famille partagea alors un repas spécial et un moment de culte en ce vendredi soir.
Mais, au matin du sabbat, lorsqu’elle se leva tôt, elle ne put s’empêcher de remarquer la salle de bain sale et la nettoya rapidement. Puis elle constata que son jeune fils avait mouillé son lit; elle mit donc les draps et quelques vêtements dans la machine. En préparant le petit-déjeuner, elle se rendit compte qu’il n’y avait pas de dessert pour le repas de midi et se dépêcha de préparer un pain aux bananes. Elle vit ensuite que son mari avait besoin d’une chemise repassée pour l’église; elle s’en occupa, puis plia quelques vêtements et sortit la poubelle.
Alors une pensée surgit: C’est le sabbat, le jour que j’aime plus que tout autre! Et pourtant, me voici occupée à toutes ces tâches, au point de me laisser distraire de la véritable signification du sabbat: un jour pour me rapprocher de Dieu.
Un instant plus tard, elle chercha à justifier ses actes: toutes ces choses étaient nécessaires… l’étaient-elles vraiment? Elle comprit qu’elle agissait comme Marthe, « occupée à divers soins domestiques » (Lc 10:40, LSG). Mais les paroles de Jésus résonnèrent à nouveau en elle: « tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée » (Lc 10:41, 42, LSG).
La bonne part, c’est s’asseoir aux pieds de Jésus par amour pour Lui — non seulement le jour du sabbat, mais chaque jour. Et ce matin-là, elle ne l’avait pas choisie.
Elle aimait Dieu, mais il était si facile d’oublier qu’Il lui avait donné le sabbat comme un don dans le temps, pour renforcer leur relation. Des larmes silencieuses coulèrent sur ses joues tandis qu’elle restait immobile dans la cuisine silencieuse.
Le but de cet exemple n’est pas de définir ce que nous pouvons ou ne pouvons pas faire le jour du sabbat, mais de nous rappeler l’importance de veiller à tout ce qui risque d’affaiblir ou de détruire notre relation avec Dieu. Lorsque nos cœurs ressentent la douleur du péché et de la séparation, et que nous crions à Jésus, Il est tout proche (Ps 53:2).
Il tient un vêtement blanc dans Ses mains tachées de sang. Il voit nos larmes de repentance et retire nos vêtements sales, puis Il nous enveloppe entièrement de Son vêtement de justice. Sa pureté couvre parfaitement et complètement nos péchés. Nous pouvons laver notre robe dans Son sang (Ap 7:14).